vendredi 8 avril 2011

68. La réalisation du risque est indépendante de son évaluation


Les condominiums des lobbys anti-nucléaires ont récupéré la crise atomique des états supercritiques  
Profitant d’une vague de cinq mètres pour pointer les incuries desséchées des protocoles de sécurité
Le principe de responsabilité étant un facteur absolu jouant dans toutes les coursives du hasard
Incriminant des hommes à la solde d’un programme exécutif contre lequel les Verts pétitionnent

Le cœur de l’atome cristallise la peur coupable de l’Occident vis-à-vis des pluralités possibles de la mort
Les bétonneuses bâtissant des enceintes de confinement pour emprisonner les barres de combustibles
Derrière de grandes baies grises qui se raccordent à des transformateurs électriques générant des mégawatts
Qui filent à la vitesse lumière via des lignes haute tension vers les tubes au néon des enluminures de la ville

Le risque d’une radioactivité surnaturelle propage un postlude industriel inhalant l’effroi des coups de grisou
Quand les mineurs descendus sabraient le champagne avec une lampe à pétrole mettant le feu aux poudres
Rappelant alors l’expérience des mineurs chiliens intronisés sur la couche phréatique de l’héroïsme moderne
Dix jours de recherche dans les décombres découvrant deux survivants se moquant des risques de demi-vie

Voilà le surhomme en devenir qui reçoit par des effluves de gaz les mutations de sa glande thyroïde
La baguette magique d’une barre d’uranium enrichi injecte par voie orale des pastilles de grains invisibles
Mélange de césium, de strontium et d’iode radioactif qui donnent d’autres visions aux synapses lysergiques
Les réplications du séisme peinent à réinitialiser la colère des dieux débarquant sur une vague de surf

Toutes les questions écologiques charrient lors des crachins les déboires des vitupérations politiques
La question énergétique des politiques publiques devenue dépendante des mandats locaux impératifs
Fuskushima Daiichi et ses six réacteurs finissant après vingt-cinq ans l’amorce nuageuse de Tchernobyl
Alors qu’une fusion thermonucléaire a lieu dans les turbines qui fuient par tous les trous de la liquidité

Malgré quelques bottes de radis et des petits poids radioactifs qui enfanteront des nouveau-nés les cancers
L’impact sur la santé publique des cancéreux de la zone à risque est moindre qu’une diminution de l’ampérage
Sauf pour les crieurs publics survoltés de parole qui dénoncent les accords et l’implication de Westinghouse
Alors que les volcans de Kyushu et d’Honshu se sont réveillés le long des corridors marins des subductions

La longueur du plateau continental chinois permet au gouvernement communiste de piquer, surfiler et mouler
Autant de dés de béton sur les rivages littoraux qui descendent de Pékin à Shanghai par autoroutes sous vide
Toutes les études de zonage sismique ne pouvant prédire le pire dans le marc de café des arbitrages nécessaires
Le génie hydraulique des peuples vit sous la menace houleuse d’un grand tremblement de terre au Wenchuan

L’homme est ainsi fait que la technique qu’il élabore lui fait repousser les épisodes d’une mort programmée
Gagnant le droit de tuer dans l’espace malhabile que reniflent des chiens parlementaires signant les pamphlets
Les idéalités d’un retour à l’âge de pierre servant à bourrer la poudre sur le châssis d’un métier à tisser en liesse
L’opinion criaillant pendant qu’elle enregistre le prix de revente d’un volt sorti des panneaux photovoltaïques

jeudi 7 avril 2011

67. Vingt-quatre ans de réclusion pour Jeremy Morlock



Les exactions militaires et les crimes de guerre sont une fatalité statistique pour un contingent de milliers
Rolling Stone et le Spiegel prenant le relais d’une plainte contre la CIA déposée par des civils afghans en deuil
Les zones tribales échappant au contrôle multi canaux des dignités belligérantes du Waziristan nord et sud
Après la mise en scène d’un macchabée dont les boyaux furent déchiquetés par une grenade à bout touchant

Quand un scanner biométrique capte la coloration de l’iris dans les grands sabots d’une mise à mort
D’un garçonnet à peine mature faisant le premier one-count-kill pour des soldats délaissant leur routine
Un peu démembré, un peu décapité, pour les besoins d’une session ivrogne de photos en plein désert de l’est
Un corps encore de chair à côté des mutilations que les roquettes infligent en sortant du carquois des hélicos

Les mises en scène se poursuivent en plantant le décor bruni d’un automatique vieillissant près du cadavre
Dont les doigts furent découpés par l’inox d’une paire de ciseaux sortie d’une trousse de premier secours
Des regards de haine dépêchés derrière la couleur écarlate fumée de Ray-ban en plastique sous le casque
Un ensemble de gamins jouant sur un plateau en haute altitude les scènes en mémoire d’Apocalypse Now

Le manque de troupes et de volontaires a contraint l’US Army à recruter sur les bancs des paumés de la zone
Accrocs à l’opium, au hash, à la codéine ou à l’amitriptyline, antidépresseur tricyclique pour les enfants du feu
Perdus dans une aventure romancée de leurs exploits défilant sur les traces des Strykers lançant des bonbons
Que des enfants couraient chercher sous les balles alcoolisées des militaires à l’arrière de leurs blindés légers

Quand les actes inhumains sont aussi tristes que les naïvetés de Blanche-neige des journalistes hyper ciblés
Déversant leur bile offusquée comme des gamins œuvrent sur les traces des escadrons de la mort climatisée
Sous un ciel léger bleu d’azur prêtant d’excellentes conditions logistiques aux tailleurs des treillis en vadrouille
Alors qu’une compagnie se transforme en peloton d’exécution pour tuer le temps des permissions incomplètes

Les procédures de morgue commandent de déplacer les cadavres sur les bas-côtés des routes goudronnées
Que faire des têtes qui jonchent parfois les plans rocailleux ? Couchées derrière les rocks à la fin de leur course
Les décapitations de civils ou de talibans enfreignant le code militaire, même sur les plaines de Kandahar,
La tentative transformant l’essai après des heures de palabres à dévorer les rations sucrées noires de survie

Le village isolé de La Mohammad Kalay se souviendra du massacre similaire à celui d’Oradour-sur-Glane
Perpétré par des soldats éméchés se dédommageant de leur ennui vétuste dans les boyaux de l’offrande
Établissant un périmètre de sécurité en parquant les Strykers à l’entrée des cabanons sertis de pourritures
Révélant plusieurs serial-killers en ces militaires jouissant à la mitrailleuse et au Colt M4 balançant du 5,56

Les attaques de drones sont aménagées sur les charniers de la population sur le qui-vive d’un fil de rasoir
Les meurtres pleuvant du ciel sous l’anonymat des États-majors profitant des météos complaisantes de l’aube
Pendant que l’ambassade américaine à Islamabad reçoit les précédents qui s’éparpillent sur les piles d’un dossier
Autant de morts civils que les commissariats vont étouffer contre une information à la presse qui roucoule

mercredi 6 avril 2011

66. Rio-Paris par le vol AF 447



Le navire Alucia a localisé des éléments de la carlingue qui recouvre le glaçage des fonds océaniques
Par 3 900 mètres de fonds gisent les morceaux d’aluminium au milieu desquels les poissons benthiques
Ont trouvé un nouvel habitat dans les cadavres bleuis et la charogne noyée des touristes transatlantiques
Les donzelles et les grenadiers vivant sous une pression de 300 atmosphères que les carlingues survolent


Un Airbus A330 a posé l’ancre au beau milieu d’une zone abyssopélagique qu’habitent les 228 cadavres
Après son envol le dimanche 31 mai 2009, prélude aux liturgies d’une minute de silence à Notre-Dame
Les premières images sont remontées par les sonars et les relevés acoustiques baignés dans les grands fonds
Des clichés de vert phosphorescent arrosant le macadam des dorsales à la recherche d’un train d’atterrissage


Les boîtes noires surgiront à la faveur d’un ressac comme la carcasse de l’avion de Saint-Ex’
Montrant des images du moteur rouillé de pépites marines comme une hélice tortueuse
Alors que les caoutchoucs des pneumatiques sont encore sortis pour rouler sur le tarmac
Les bras et les rotors ayant fait levier pour amerrir par temps de pluie un jour de crash aérien


Les ailes furent découpées par une batteuse de fortune qui coupa la chique à ses capitaines marins
Un fuselage déchiqueté par l’impact traumatique du bistouri des lames de la mer qui carnivorent
Les images sonar délivrant le secret d’un emplacement pour encrer une nouvelle carte au trésor
Alors que se tiennent au perchoir Thierry Mariani et NKM en commis maquillés du gouvernement


Le comité d’information des familles de victimes attend une cartographie complète des fonds sous-marins
Puis un appel d’offres à hauteur de plusieurs millions d’euros pour la sélection légale des rafiots compétents
Remorqueurs à propulsion d’étrave et câbliers déposant des robots sous-marins sommés à la manœuvre
Entre dans le nouveau port du milieu océanique un regard d’espoir cherchant à clore un dossier liquide


Dans les gorges des daviers, se plient les câbles d’airain qui relèveront les particules métalliques du désastre
Un accident aéronautique piquant au vif une industrie déjà sonnée après le crash du Concorde à Gonesse
Une histoire cousue de fil blanc sortie de l’imagination d’un nautilus sauvage naviguant en eaux troubles
Les fantômes sortent des rifts pour naviguer sur l’étale de haute mer où les vives-eaux font bonne pêche 

mardi 5 avril 2011

65. Le chant du cygne sifflote lors d’une longue tractation


En ce mardi 5 avril 2011 les foudres descendent des gazelles du ciel hélitreuillées par l’adoubement
Des sphères onusiennes qui accordent à la précipitation des élections de décembre 2010 une conclusion
Quand interviennent quatre hélicoptères de la force Licorne après le bombardement du quartier de Cocody
Soutien international à un fonctionnaire de l’ONU dirigeant sur le terrain des lagunes un changement de cap


Les Forces Armées bombardent le palais présidentiel lors d’une offensive poussive des forces pro-Ouattara
Trois mois de marasme abrégés lors d’un poisson d’avril des forces du Conseil de Sécurité qui s’éveillent
Après un premier entraînement sur les rivages méditerranéens où d’autres tyrans tirent la corde puis le rideau
Les loyalistes républicains ayant le vent occidental en poupe, gonflés par la pensée unique de l’opinion courante


Au moment où l’on voit dans la couleur sang les deux partis nourrir leur verve, Caritas et la Croix-Rouge dénoncent
Le massacre de Duékoué où les deux camps se sont partagé le gâteau d’un charnier estimé entre 152 et 1 000 parts
Les militaires officiels voyant dans les civils décédés des miliciens de l’autre camp morts sous les tirs des machettes  
Le néo chef militaire Guillaume Soro changeant de veste en passant à l’ennemi pour beurrer les massacres levants


Les résolutions 1973 et 1975 complètent leurs aïeules avec une volonté affichée de défendre les populations civiles
Prétextes naturels à l’intervention armée des pays utilisant le droit du jour pour mettre les pieds dans un plat en feu
Quand la filière des réseaux sert de combustibles à charbon pour alimenter les vieilles logiques du piston en culasse
Un parterre d’embonpoint levant sa bidasse avec difficulté derrière les ventilateurs capricieux du droit international


L’intervention de l’ONUCI dirigé par le Coréen Choi Young-Jin depuis le 27 février 2004 complète l’arsenal
Qui s’épanche sur les installations de télécommunication d’un pays versé dans le noir de sa peau qui le démange
Quand les populations écoutent sous les tables les balles traçantes filer certains spots qui attirent les lucioles fluos
Pendant que les mitrailleuses lourdes déversent une géhenne généreuse au hasard des innocents tombés en ruine


Les défections nombreuses dans les rangs majeurs du Président sortant obligent Gbagbo à lever l’ancre
À entamer des tractations dans l’ombre de sa royauté écornée par les druides de ses pratiques marabouts
Tous les ponts de la lagune bloqués par des amoncèlements de cadavres qui disparaissent à la nuit tombée
Les morts levés par la poussière des Dieux que Ban Ki-moon dirige impartialement avec un sceptre d’Ottokar  

samedi 2 avril 2011

64. Le débarquement de l’air

Le conglomérat des énarques de l’ONU a voté en faveur d’une énième percée des frappes aériennes
Déversant le napalm comme l’hydromel des dieux sur les villes de la Tripolitaine ensevelie de misères
Le mazout obscur jouant à un medley de Duke Nukem et de Counter Strike en double mode subjectif
Pointant le laser sur des hommes réels qui déversent leur sang après l’affichage perdant d’un insert coin

Les nouvelles prosodies de la guerre se rendent obligatoires pour affirmer une érection de la démocratie
Sauf à dissimiler de réelles intentions électorales en pissant petit sur les cartes électroniques de l’État-major
Usant des stratégies de Colin-maillard pour minimiser les pertes de la honte au-devant des dangers invisibles
Tandis qu’ils crachent et vilipendant une guerre d’enlisement qui remet en jeu les logiques du va-t-en-guerre

La guerre n’est pas une honte mais la façon de la mener mettrait l’État-major de l’OTAN sous une machette
Généraux cinq étoiles et capitaines d’infanterie exploités pour diriger le GPS d’un pointeur de la NASA
Dans le ciel obscur qui fait tomber l’apocalypse sur le millimètre opaque flanqué d’une dureté de carton-pâte
Dans les casbahs et les taudis des croûtes du désert qui transpire devant la honte des caravanes qui suent

Ce n’est pas avec le mortier des Tomahawks et les B-12 des Gazelles jouxtant les Rafales que la guerre se débride
Elle manie les rapières d’un duel en face-à-face et la dague d’un coup du diable qui sort d’une botte à la dérobée
Sous les projecteurs égalitaires d’un combat d’UFC encagé derrière les contrats d’assurance du pay-per-view
Une baïonnette finissant le travail dans le corps mis au bûcher du vaincu qui exhale son déshonneur de trois jours

Autant de citations abondent contre les horreurs de la guerre qu’elles ne prônent sa fatalité tragique
La guerre au sol faite d’échanges d’obus  et de projectiles autopropulsés ayant les vertus de l’égalité
Quand les hommes regardent leur exécuteur testamentaire dans la pupille d’où provient le dernier souffle
La guerre moderne utilisant les opérations commando, amphibie et tactique qui mobilisent les hommes

La honte est de faire la guerre sans les honneurs de la guerre qui descendent sur le champ pour mitrailler
Un sniper sur une tourelle ou la garde prétorienne enfermée dans un bunker que des éclaireurs amorcent
Les morts civils se substituant aux morts militaires pour fonctionnariser les fantassins dans une armée de métier
Alors qu’aucune victoire ne vient entériner l’amorce dans une poliorcétique nouvelle du coup de fatigue

Les revers d’infortune braquent leurs projecteurs hollywoodiens sur Qadhafi puis aujourd’hui sur El-Assad
Les projectiles antichars attendant que les missiles foudroient en premier les dernières lignes de communication
Alors que les armées de l’Occident dévastent un pays pour gagner les chantiers tactiques de sa reconstruction
Tout eût été fini en 2 jours avec 4 compagnies de paras dont 30 % eussent été décimés sous le feu ennemi

Les médias et l’opinion publique aiment à allonger le suspense autant que les durées d’écoute au vingt heures
Depuis que les percuteurs ont rouillé sous la vieillesse des couilles suintant de cholestérol en avril
Quand plus personne n’ose assumer la guerre dont les manuels à toute épreuve dévient la gouverne
Parce que les décideurs politiques se trouvent sur le siège éjectable des décisions motivées par le peut-être

jeudi 17 mars 2011

63. Résolution 1970 du Conseil de Sécurité


À la 6491e séance protégeant la Jamahiriya arabe de la société civile libyenne
Se rangeant du côté impérialiste des droits de l’homme inoculés par l’autre censure
Parce que toute répression des citoyens manifestants est une violation des droits
La crainte d’un holocauste sur les rivages perses où débarque aussi la Ligue arabe


Que rejoignent l’Union africaine et l’Organisation de la Conférence islamique
Voici le parlementarisme superfétatoire des hommes en costume qui discourent
Dans des couloirs que les forces insurgées n’atomisent pas au napalm de l’ocre libyen
Une décision du 26 février 2011 accompagne les rangs serrés de l’opinion publique rendue


Par-delà les géométries variables du droit d’ingérence jouant au ping-pong du tribunal de Sierra Leone
Les cloques juridiques du droit international hérité de Grotius et gonflées à l’hélium des diplômés
Heureux d’appartenir au cénacle des super organisations affrétant les cargos humanitaires
Sous le couvert de l’article 41 de la Charte des Nations Unies prévoyant la guerre économique


L’ONU ne constitue pas un État et préfère renvoyer l’affaire aux organes digestifs de la Cour Pénale
Casse la décision française d’une intervention transméditerranéenne après un embargo sur les armes
Qui ne s’applique pas aux aéronefs débarquant sur le sable des gilets pare-balles par paquets de douze
S’entassent les morts qui nécrosent dans les hôpitaux ravagés par les vengeances des contre-offensives


Alors que le secret bancaire est cassé par les réclamations du gel des avoirs de la famille Qadhafi
La géopolitique mondiale des flots humanitaires prenant un tour nouveau après le séisme du 11 mars
La Croix-Rouge déplaçant des montagnes sur l’échelle de Richter reniflant les Becquerels d’un radionucléide
Les interdictions de voyager complétant quelques assignations à résidence pour les monarques esseulés


Les sages perchés à New York décident du prolongement pour 3 mois du transfert de la MINUL à l’ONUCI
Deux hélicoptères acheminant quelques troupes scrutatrices dans une Côte d’Ivoire oubliée par l’offre publique
2 000 militaires venant renforcer les forces de la paix à Abidjan où 417 morts font bien moins que le séisme
Les compagnies d’infanterie logeant dans les bouges misérables fermant leur gueule avant d’ouvrir le feu

mercredi 16 mars 2011

62. « Maître corbeau sur un arbre perché



Tenait en son bec un fromage » récupéré sur le compte offshore de la crédulité des cupidités
Quand siègent dans les conseils d’administration vingt-sept sages hurlant avec les loups
Prenant une mesure de mise à pied conservatoire avant un licenciement pour faute lourde
Éjectant les sabirs des postes « amonts et projets» qui buchaient sur la batterie électrique

L’hypothèse de la fraude industrielle remonte à août 2010 où, dans la moiteur de l’été,
Les corbeaux font chanter les canards, plus naïfs et plus orgueilleux que leur souteneur,
Espérant marcher sur les traces de gomme laissées sur le bitume par la Prius de Toyota
Vendue comme des petits pains depuis les étalages des salons de Francfort et Genève

Renault coule sur le modèle générique des firmes américaines de Détroit respirant en apnée
Sauvé in extremis par la crise automobile qui frappe le Japon sous la sécheresse du kanban
Nissan, Toyota et Honda subissant le couperet d’un séisme provoquant une grève générale
Sur les chaînes d’assemblage dépendantes des sous-traitants envoyant leur tôle avec retard

Le Technocentre de Guyancourt a attrapé le hoquet en déposant ses plus de mille brevets
Relativement à ses véhicules électriques Zoé et Fluence portés sur rampe de lancement :
Avantime ou Mégane, leur succès sur le tremplin des affaires sordides qui crèvent l’écran
Quand la régie titube parce que la chimie de ses électrodes fout le camp aux îles Caïmans

« Plus le mensonge est gros, plus il passe » avec les précipitations de l’actualité qui arrosent
Les éditoriaux de Navarre crachant leur billevesée sur les satrapes devenus pieds-nickelés
Parlant de guerre économique avec l’emphase des mots dépossédés de leur sens utérin
Pendant que trois hommes innocents en rajoutent une couche avec leur honneur bafoué

Les psychoses collectives vont bon train quand elles font les choux gras des potées du jour
Les adjoints et responsables de sécurité babillant en silence quand ils montent le coup fourré
Alors que les éclaboussures aspergent une presse soumise aux lois d’airain de la concurrence
S’asseyant sur les déontologies dont les flux tendus ont rompu les suspentes de maintien

Les multiplicités de l’actualité décuplent les multiplications du sordide et du mensonger
Quand les hommes criards saisissent la balle au bond pour transpercer les chambres à air
Dégonfler les baudruches de l’atome avec une aiguille d’ivoire qu’on appelle une défense
Marcher la tête à la renverse sur les homomorphismes plats d’un espace vectoriel creux