jeudi 17 mars 2011

63. Résolution 1970 du Conseil de Sécurité


À la 6491e séance protégeant la Jamahiriya arabe de la société civile libyenne
Se rangeant du côté impérialiste des droits de l’homme inoculés par l’autre censure
Parce que toute répression des citoyens manifestants est une violation des droits
La crainte d’un holocauste sur les rivages perses où débarque aussi la Ligue arabe


Que rejoignent l’Union africaine et l’Organisation de la Conférence islamique
Voici le parlementarisme superfétatoire des hommes en costume qui discourent
Dans des couloirs que les forces insurgées n’atomisent pas au napalm de l’ocre libyen
Une décision du 26 février 2011 accompagne les rangs serrés de l’opinion publique rendue


Par-delà les géométries variables du droit d’ingérence jouant au ping-pong du tribunal de Sierra Leone
Les cloques juridiques du droit international hérité de Grotius et gonflées à l’hélium des diplômés
Heureux d’appartenir au cénacle des super organisations affrétant les cargos humanitaires
Sous le couvert de l’article 41 de la Charte des Nations Unies prévoyant la guerre économique


L’ONU ne constitue pas un État et préfère renvoyer l’affaire aux organes digestifs de la Cour Pénale
Casse la décision française d’une intervention transméditerranéenne après un embargo sur les armes
Qui ne s’applique pas aux aéronefs débarquant sur le sable des gilets pare-balles par paquets de douze
S’entassent les morts qui nécrosent dans les hôpitaux ravagés par les vengeances des contre-offensives


Alors que le secret bancaire est cassé par les réclamations du gel des avoirs de la famille Qadhafi
La géopolitique mondiale des flots humanitaires prenant un tour nouveau après le séisme du 11 mars
La Croix-Rouge déplaçant des montagnes sur l’échelle de Richter reniflant les Becquerels d’un radionucléide
Les interdictions de voyager complétant quelques assignations à résidence pour les monarques esseulés


Les sages perchés à New York décident du prolongement pour 3 mois du transfert de la MINUL à l’ONUCI
Deux hélicoptères acheminant quelques troupes scrutatrices dans une Côte d’Ivoire oubliée par l’offre publique
2 000 militaires venant renforcer les forces de la paix à Abidjan où 417 morts font bien moins que le séisme
Les compagnies d’infanterie logeant dans les bouges misérables fermant leur gueule avant d’ouvrir le feu

1 commentaire:

  1. Encore des echos qui emplissent mon esprit..encore

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